NGC 6302.
Papillon,
butterfly,
mariposa.
Au fond de l'univers, les étoiles jouent au kaléidoscope.
Et se rient de nous.
©Photo Nasa
jeudi
vendredi
Taguée chocolat
Me voilà taguée par une bande de poètes… Mieux que dans les histoires de Satya ;-)
C'est Emmyne qui m'a fait le coup :
Emmyne
Trouver sept photos couleur chocolat ? Allez, exceptionnellement (!), je laisse mes maths de côté, et je tague à mon tour.
Voilà mon mur chocolat :
Alors, je tague, voyons…
Celmoon, Hérisson8, Abeille, De papier (de soie), Bladelor, Emma, Paradoxale
@ vos chocolats !
Règles du Chocolate Tag : - Rester dans la couleur attribuée - Mettre un lien sur son blog vers celui de la gentille tagueuse -Chercher, trouver, photographier sept choses de cette couleur ( chez soi, sur son blog ou des photos de vacances ) - Publier ces photos (montage ou pas) sur son blog - Choisir sept victimes et les taguer.
C'est Emmyne qui m'a fait le coup :
Emmyne
Trouver sept photos couleur chocolat ? Allez, exceptionnellement (!), je laisse mes maths de côté, et je tague à mon tour.
Voilà mon mur chocolat :

Alors, je tague, voyons…
Celmoon, Hérisson8, Abeille, De papier (de soie), Bladelor, Emma, Paradoxale
@ vos chocolats !
Règles du Chocolate Tag : - Rester dans la couleur attribuée - Mettre un lien sur son blog vers celui de la gentille tagueuse -Chercher, trouver, photographier sept choses de cette couleur ( chez soi, sur son blog ou des photos de vacances ) - Publier ces photos (montage ou pas) sur son blog - Choisir sept victimes et les taguer.
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mardi
Journée blues
Il y a eu cette bourrasque, un coup de vent, mon écharpe envolée. Tombée dans une flaque. Mouillée.
Il y a eu le cours de maths, toujours. Le vendredi, pas joli.
Il y a eu la cantine, pas obtenu de ma mère de ne plus y manger. Infect. Raviolis, baigneurs sans bras plombés dans un jus orangé.
Il y a eu le métro. Cet homme, édenté, les yeux trop secs d'avoir dormi dehors.
Il y a eu l'appel d'Ernesto, sa 4L en panne, lui, désemparé. Elle était devenue une amie.
Et il y a eu ce rendez-vous. Nous quatre, autour d'une table en zinc. Toi, Amos, le coeur brisé. Zik, ton ange des toits pas encore oublié. Et toi, Satya, le regard perdu vers une fille prisonnière dans un monde trop blanc.
Ben vous savez quoi, les Cerises ? Après, ça allait mieux.
Envolée, la bourrasque, l'odeur d'écharpe mouillée. Disparu le cours de maths et ses trous insondables, la cantine et l'écho des fourchettes qui bataillent avec l'inox des éviers, mis de côté, le regard de l'homme, le désarroi d'Ernesto. J'avais retrouvé ma ligne de vie.
Putain, les Cerises, quatre cerises qui se sont trouvées, vu l'infini de l'univers, c'est quelque chose, hein ?
©Photo : Nasa.
Il y a eu le cours de maths, toujours. Le vendredi, pas joli.
Il y a eu la cantine, pas obtenu de ma mère de ne plus y manger. Infect. Raviolis, baigneurs sans bras plombés dans un jus orangé.
Il y a eu le métro. Cet homme, édenté, les yeux trop secs d'avoir dormi dehors.
Il y a eu l'appel d'Ernesto, sa 4L en panne, lui, désemparé. Elle était devenue une amie.
Et il y a eu ce rendez-vous. Nous quatre, autour d'une table en zinc. Toi, Amos, le coeur brisé. Zik, ton ange des toits pas encore oublié. Et toi, Satya, le regard perdu vers une fille prisonnière dans un monde trop blanc.
Ben vous savez quoi, les Cerises ? Après, ça allait mieux.
Envolée, la bourrasque, l'odeur d'écharpe mouillée. Disparu le cours de maths et ses trous insondables, la cantine et l'écho des fourchettes qui bataillent avec l'inox des éviers, mis de côté, le regard de l'homme, le désarroi d'Ernesto. J'avais retrouvé ma ligne de vie.
Putain, les Cerises, quatre cerises qui se sont trouvées, vu l'infini de l'univers, c'est quelque chose, hein ?
©Photo : Nasa.
vendredi
lundi
Tellement contente
Je suis trop contente, vraiment. Il y en a qui jouent à des jeux vidéos, d'autres qui passent des heures sur un jeu d'échec, ou je ne sais quoi. Moi, mes énigmes, elles sont dans les livres. Dans Emily L., une femme écrit un poème, sa vie. En perd la fin. Perte irrémédiable, définitive. Je rageais de ne pas pouvoir lire cette fin, jamais. Et voilà que j'ai fini par comprendre, résoudre l'énigme : cette femme, cette héroïne de Duras, c'est Emily Dickinson. Après, plus que des kilomètres de poèmes à lire, mots clefs sur Google, et hop, la voilà, "ma" fin (ma faim ?)…
There's a certain Slant of light,
Winter Afternoons –
That oppresses, like the Heft
Of Cathedral Tunes –
Heavenly Hurt, it gives us –
We can find no scar,
But internal difference,
Where the Meanings, are –
None may teach it – Any –
'Tis the Seal Despair –
An imperial affliction
Sent us of the Air –
When it comes, the Landscapes listens –
Shadows – hold their breath –
When it goes, 'tis like the Distance
On the look of Death –
Certaine clarté Oblique
L’Après-Midi d’Hiver –
Oppresse comme la Houle
Des Hymnes Liturgiques –
Céleste Blessure, elle ne laisse
Aucune cicatrice
Mais une intime différence
Là où résident les Sens –
Nul ne peut l’enseigner –Non -
C’est le Sceau du Désespoir -
Une impériale affliction
que des Airs on nous envoie –
Elle vient, le Paysage écoute –
Les Ombres – retiennent leur souffle –
Elle s’en va, on dirait la Distance
Sur la face de la Mort (258)
Emily Dickinson, “Une âme en incandescence”, poèmes, traduits et présentés par Claire Malroux, José Corti 1998, p. 81.
… Elle vient, le Paysage écoute – Les Ombres – retiennent leur souffle –
Elle s’en va, on dirait la Distance Sur la face de la Mort…
Merci, Emily…
©photo/www.cinergie.be
PS : Dis, Satya, t'aurais pu me dire, toi… Mais c'est vrai qu'on n'en a jamais parlé, d'Emily L.
There's a certain Slant of light,
Winter Afternoons –
That oppresses, like the Heft
Of Cathedral Tunes –
Heavenly Hurt, it gives us –
We can find no scar,
But internal difference,
Where the Meanings, are –
None may teach it – Any –
'Tis the Seal Despair –
An imperial affliction
Sent us of the Air –
When it comes, the Landscapes listens –
Shadows – hold their breath –
When it goes, 'tis like the Distance
On the look of Death –
Certaine clarté Oblique
L’Après-Midi d’Hiver –
Oppresse comme la Houle
Des Hymnes Liturgiques –
Céleste Blessure, elle ne laisse
Aucune cicatrice
Mais une intime différence
Là où résident les Sens –
Nul ne peut l’enseigner –Non -
C’est le Sceau du Désespoir -
Une impériale affliction
que des Airs on nous envoie –
Elle vient, le Paysage écoute –
Les Ombres – retiennent leur souffle –
Elle s’en va, on dirait la Distance
Sur la face de la Mort (258)
Emily Dickinson, “Une âme en incandescence”, poèmes, traduits et présentés par Claire Malroux, José Corti 1998, p. 81.
… Elle vient, le Paysage écoute – Les Ombres – retiennent leur souffle –
Elle s’en va, on dirait la Distance Sur la face de la Mort…
Merci, Emily…
©photo/www.cinergie.bePS : Dis, Satya, t'aurais pu me dire, toi… Mais c'est vrai qu'on n'en a jamais parlé, d'Emily L.
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mercredi
Elle sourit…
Elle sourit, et le monde sourit. L'enfer, ce mot sur une robe de mariée, ça me plaît. L'enfer, ce film qu'on ne verra jamais.
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Envie d'été
Il fait froid, il fait moche. L'autre jour, avec Zik, on a fait une virée chez le glacier. Tous ces goûts, ces couleurs, c'était trop bon… comme un bout d'été au milieu de l'hiver.
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