lundi

No pasaran !

Cette histoire d'Ernesto tourne dans ma tête. J'ai cherché des trucs sur le net, des photos, et ce chant, que ma grand-mère chantait peut-être en étendant le linge des bonnes sœurs dans la cour, le chant des Brigades internationales…
La Despedida
Si la bala me da, si mi vida se va, bajadme, callados a la tierra.
Las palabras dejad, es inutil hablar, ningun héroe es el caido.
De tiempos futuros sera forjador, ansiaba la paz, no la guerra.
Si la bala me da, si mi vida se va, bajadme, callados a la tierra.
L'adieu
Si la balle me frappe, si ma vie s'en va, descendez-moi, silencieux à la terre.
Laissez les mots, inutile de parler, celui qui est tombé n'est pas un héros.
Il forge des temps futurs, il désirait la paix, pas la guerre.
Si la balle me frappe, si ma vie s'en va, descendez-moi, silencieux à la terre.
C'est une drôle de balle qui a frappé Concepción, une drôle de mort qui a frappé la famille.
Personne n'en a parlé, tous ont laissé les mots au fond, tout au fond des mémoires, avec le silence pour linceul.
Marina Ginestá, 17 ans, sur le toit d'un hôtel à Barcelone. Elle pourrait être ma grand-mère…
©EFE/Photo Hans Gutmann

2 commentaires:

  1. Tu vois, Vio, quand je vois des photos comme celle là, ça me donne presque envie d'écrire des histoires pour faire (re)vivre ces personnes. Et vivre ainsi à leurs côtés...

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  2. Moi tout pareil... En plus, elle ressemble à une fille que je connais, une qui tord des fils de fer et en fait des dessins, puis tu entres dans ses dessins, boum, l'histoire (l'Histoire ?) au coeur. Une certaine CC, non pas celle des robes et du Nº5, l'autre, celle qui vit dans les cafés ;-)

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